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L’endométriose pariétale

On parle d’endométriose pariétale en cas d’atteinte de la paroi abdominale

Cette forme d’endométriose est relativement rare, représentant environ 3,5 % des atteintes. Mais comme c’est une forme peu connue, il est possible que ce chiffre soit sous-estimé. En règle générale, ce type d’endométriose se déclare dans les 2 ans à 2 ans et demi après une intervention chirurgicale : une césarienne, le plus souvent, ou plus rarement une coelioscopie. Mais il arrive qu’il y ait des atteintes « spontanées » non liées à une chirurgie.
Cette forme d’endométriose n’est pas toujours associée à une endométriose pelvienne, quand elle l’est, c’est dans une proportion de 5 à 15 % des cas.

Les symptômes de l’endométriose pariétale

Les symptômes sont cataméniaux (ils apparaissent pendant les règles) et peuvent correspondre à des douleurs au niveau des cicatrices (dans certains cas on peut sentir à la palpation des petits nodules) et à des saignements au niveau de l’ombilic (cicatrice de coelioscopie). Mais dans certains cas, les cellules d’endométriose peuvent migrer au-delà des cicatrices et générer des douleurs abdominales. On constate un phénomène de tension tissulaire, comme une boule dans le ventre, qui peut grossir, notamment pendant les règles et pouvant générer des douleurs invalidantes.

Le diagnostic et le traitement de l’endométriose pariétale

L’échographie est l’examen de première intention pour confirmer le diagnostic et évaluer la taille du nodule. Mais une IRM sera plus précise en cas de suspiscion après l’échographie.

Le traitement peut être médical (hormonal et antalgique) et cherche à diminuer les douleurs et symptômes. Si cela ne suffit pas, la chirurgie peut être proposée pour enlever les lésions d’endométriose. Cette chirurgie peut nécessiter  parfois la pose d’une plaque de type prothèse, si la résection de ce nodule est trop importante et risque d’entrainer des  hernies secondaires. C’est pourquoi un traitement moins invasif peut-être proposé.

Un nouveau traitement pour l'endométriose pariétale : la cryothérapie

C’est une technique mini invasive, qui consiste à geler les lésions d’endométriose en les soumettant pendant quelques minutes à une température de -160 °C. Elle est menée par des radiologues interventionnels sous contrôle d’imagerie.
L’intervention se fait en ambulatoire et dure au total 1h (mais le temps d’intervention par cryothérapie n’est que de 10 minutes). La personne qui reçoit le traitement est sous anesthésie locale ou générale. Une ou plusieurs aiguilles, selon la taille du nodule, sont introduites dans le ventre, que le radiologue place au coeur de la lésion. Un glaçon va se former qui va faire nécroser la lésion la dévasculariser. Le nodule va se résorber sous quelques semaines et ne plus réagir au cycle hormonal.
De retour à la maison, il est possible de constater un gonflement du ventre, voire un oedème qui peut descendre dans les grandes lèvres pendant quelques jours. Une sensation de peau cartonnée peut être ressentie. Cela est due à l’eau qui aura été ajoutée pour protéger la peau du froid. C’est réversible en quelques mois maximum.
Un contrôle imagerie sera fait quelques mois après l’intervention.
Cette technique n’abime pas la paroi abdominale, ou la peau, contrairement aux chirurgies qui peuvent necessiter la mise en place d’un filet ou d’une plaque.

Ci après un article du Dr Milan Najdawi, Radiologue interventionnel à l’hôpital Tenon et une vidéo du traitement proposée par l’hôpital Cochin à Paris.
D’autres hôpitaux proposent ce traitement : voir la carte ci-dessous.

 

A l'étude : l'utilisation des ultrasons focalisés de haute intensité sur les endométrioses pariétales

Les Hospices civils de Lyon mène actuellement une étude pilote sur l’ablation percutanée par radiofréquence des nodules d’endométriose pariétale.

Cette étude vise à évaluer l’efficacité de la radiofréquence percutanée comme alternative à la résection chirurgicale par laparotomie pour le traitement des lésions d’endométriose pariétale.
Le traitement en pratique
Réalisé sous anesthésie locale ou régionale, le traitement vise à introduire des aiguilles de radiofréquence, sous contrôle échographique, au niveau du ou des nodules d’endométriose.
L’obejectif est de détruire le nodule par diffusion ciblée de chaleur.
Une consultation de surveillance est réalisée 1 à 6 mois après le traitement. A ce jour, toutes les  patientes porteuses d’une endométriose pariétale ne peuvent être traitées par radiofréquence. Néanmoins, les premiers résultats sont prometteurs.

Plus d’informations auprès des Hospices civils de Lyon. 

Mis à jour le Mai 29, 2024 @ 18h26

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